Arsène Wenger estime que le Paris Saint-Germain est "un club dont le potentiel est aussi énorme qu'inexploité" dans une interview accordée à L'Equipe. Le manager d'Arsenal revient également sur l'équipe de France et parie sur Samir Nasri et Yoann Gourcuff. "Ils me font penser à Giresse et Platini".
Arsène Wenger a quitté les bancs du championnat de France depuis 1994. A 60 ans, l'ancien entraîneur de Monaco, qui vient de prolonger son contrat avec Arsenal jusqu'en 2014, n'exclut pas de revenir en France pour finir sa carrière. Et il évoque deux clubs, Strasbourg et le PSG. "En France, il y a le club de mon coeur, Strasbourg. Ensuite, il y a un club dont le potentiel est aussi énorme qu'inexploité, le Paris SG, explique l'Alsacien dans L'Equipe. Aujourd'hui, on accuse le PSG à tort. Ils n'ont pas de budget extraordinaire. Ils sont repartis sur une nouvelle aventure avec Kombouaré, il faut le laisser travailler." Il n'est toutefois pas intéressé par ce défi. Pour l'instant... "Pour l'instant, pas du tout. Aujourd'hui, le PSG n'a pas les moyens en rapport avec la dimension de sa ville."
Ambitieux avec Arsenal ("On lutte pour le titre et pour gagner la Ligue des Champions"), le manager français des Gunners est aussi revenu sur l'équipe de France. Et s'il trouve "courageux" de la part de Laurent Blanc de "s'être lancé dans cette aventure", il estime qu'il "faut qu'un joueur émerge dans la jeune génération. Une grande période, c'est une belle génération avec un très grand joueur." Et selon lui, Nasri et Gourcuff ont le potentiel pour être ce grand joueur : "Ils me font penser à Giresse et Platini", conclut-il.
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Vainqueur face à l'Espanyol (3-0), le Real Madrid a pris provisoirement la tête de la Liga lors de la 4e journée. Entré en fin de match, Karim Benzema a marqué son premier but de la saison. Mercredi, Valence accueillera l'Atletico alors que le Barça devra se passer de Lionel Messi face à Gijon.
REAL MADRID - ESPANYOL : 3-0
Buts : C. Ronaldo (29e, s.p.), Higuain (79e) et Benzema (87e)
Le Real a retrouvé ses attaquants. Portés disparus depuis le début du championnat avec aucun but au compteur, Cristiano Ronaldo, Gonzalo Higuain et Karim Benzema y sont tous les trois allés de leur première réalisation de la saison en Liga pour permettre à leur équipe de s'imposer largement contre l'Espanyol Barcelone (3-0), dans des proportions ne reflétant pas la physionomie d'une rencontre où les Madrilènes ont encore peiné à mettre leur jeu offensif en place.
Ronaldo a été le premier à dégainer. Peu en vue dans les premières minutes de la rencontre, le Portugais s'est occupé de tout sur l'action à l'origine de l'ouverture du score. Obtenant un coup-franc à 25 mètres des buts adverses dont il s'est chargé lui-même, sa frappe a été contrée de la main par Luis Garcia. L'arbitre n'a pas hésité et a désigné le point de penalty, une décision sévère. Le Ballon d'Or 2008 a transformé la sentence (29e). Bien plus en vue en seconde période, l'international lusitanien, cible de vives critiques depuis quelques jours en Espagne, a inquiété à plusieurs reprises le portier catalan (82e, 90e). Sans réussite.
Benzema plante en huit minutes
Son autre fait d'arme de la rencontre a été sa passe décisive sur le deuxième but de la partie, inscrit par Higuain. Bien décalé sur le côté gauche, ce dernier a trompé tranquillement la vigilance de Kameni d'une subtile frappe au premier poteau (79e). Une délivrance pour l'Argentin, qui avait jusque-là butté lors de toutes ses tentatives sur le gardien barcelonais et été très peu en réussite dans ses choix. Une prestation moyenne qui lui avait valu quelques sifflets de la part des exigeants supporters madrilènes.
Karim Benzema, entré à la place d'Higuian dans la foulée de son but, n'aura lui pas tardé à se mettre en évidence. Huit minutes après son entrée en jeu, il a été servi sur un plateau par son compatriote titulaire mardi, Lassana Diarra. L'international tricolore, dos au but, a feinté la frappe avant de tirer et de placer le ballon au fond des filets (87e). Grâce au réveil de leur trio d'attaque, les Merengues ont pris les commandes de la Liga, avec un point d'avance sur Valence, qui recevra mercredi l'Atlético Madrid. Un retour aux affaires que les attaquants devront confirmer samedi à Levante.
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Avec seulement cinq points et deux buts marqués en quatre matches, le Bayern Munich ne peut plus se permettre de musarder, d'autant qu'il affronte Hoffenheim mardi pour le compte de la 5e journée et Mayence samedi, les deux équipes en forme de ce début de Championnat d'Allemagne. BUNDESLIGA - 5e JOURNEE
Sans Arjen Robben, convalescent et potentiellement absent jusqu'en janvier, le champion en titre a perdu de sa superbe: il vient d'enchaîner une défaite et deux nuls en Bundesliga. Pire, il n'a pas marqué un seul but lors des trois dernières rencontres, du jamais-vu depuis février 1998. "Cela commence à devenir embêtant, on a déjà un retard important sur les équipes de tête", a reconnu Philipp Lahm après le nul (0-0) contre Cologne.
Les dirigeants bavarois, Louis van Gaal en tête, refusent toutefois de céder à la panique: à la différence de Cologne, recroquevillé en défense, Hoffenheim (2e, 10 pts) n'est pas équipe à fermer le jeu, a rappelé le technicien néerlandais qui oublie de mentionner que le Bayern ne s'est jamais imposé en deux déplacements chez son adversaire (2-2 en 2008-09, 1-1 la saison dernière). La sérénité bavaroise tient surtout au fait que ses rivaux habituels pour le titre ont encore plus mal débuter la saison que lui.
Mayence vise le maintien
Le Werder Brême est 11e avec quatre points et Schalke 04, vice-champion d'Allemagne sortant, est lanterne rouge avec un zéro pointé après sa défaite devant Dortmund (3-1) dimanche. Si Hoffenheim a déjà joué les premiers rôles en Bundesliga lors de sa première saison dans l'élite, en 2008-09 où il avait décroché le titre honorifique de champion d'automne, Mayence, seule équipe à avoir fait un sans-faute avec 12 points, est en territoire inconnu. "L'objectif reste le maintien", assure son entraîneur Thomas Tuchel avant d'affronter Cologne mardi.
Le Werder Brême (11e) qui réalise son plus mauvais début de saison depuis neuf ans, enregistre mardi contre Hanovre le retour de Per Mertesacker qui doit stabiliser une défense bien fébrile. Mercredi, Dortmund (3e) reçoit Kaiserslautern, promu sans complexes (6e), et Fribourg, autre équipe-surprise avec sa 4e place, défie Schalke 04 (18e). L'affiche de la journée oppose deux prétendants à l'Europe, Hambourg et Wolfsburg, champion d'Allemagne 2009 qui vient d'enregistrer son premier succès de la saison.
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Oscar Ewolo a joué contre Lorient il y a dix jours. C'était à Brest en Championnat, et «forcément», ses "vraies" retrouvailles avec Le Moustoir, mardi en 16es de finale de la Coupe de la Ligue, s'en trouvent «atténuées». Pour les bons moments passés là-bas -«une montée, quatre saisons pleines...», il profitera de ce déplacement de 110 kilomètres pour saluer le jardinier et le gardien du stade, sans oublier le public dont il ignore l'accueil qu'il lui réservera. Deux ans après avoir quitté les Merlus, le défenseur congolais dit avoir gardé de profondes attaches avec Lorient. Si ses dirigeants lui avaient transmis l'offre de prolongation promise, il y serait bien resté. «On m'a dit de patienter, mais elle n'est jamais venue, raconte-t-il. Le coach, lui, voulait me garder -en tout cas, c'est ce qu'il me dit-. Encore aujourd'hui, il reste des parts d'ombre. C'est la seule petite tache».
Pasteur d'une église, Ewolo ne redescend plus à Lorient que pour la messe dominicale. Des joueurs dont il était proche à l'époque, il ne reste plus que le seul Yann Jouffre. «C'est le seul avec qui on s'appelle». Les autres tauliers de l'effectif, Audel, Morel, Gameiro, il les croise «avec plaisir, mais c'est tout». Quand il évoluait au FCL, Ewolo avait pris l'habitude d'emmener Audel, Gignac, Ciani et autres Genton dans son cercle de prières. A Brest, il continue de prêcher la bonne parole, même s'il n'est pas encore parvenu à attirer ses équipiers dans son église. «C'est un endroit pour se rassembler, mais ce n'est pas elle qui t'amène vers la foi, relativise-t-il. Avant chaque match, avant même de rentrer sur la pelouse, je prie avec certains de mes équipiers».
Ewolo n'a pas changé. Il n'est pas dupe non plus. A Lorient comme à Brest, au-delà de ses qualités footballistiques, il s'est d'abord distingué par sa foi en Dieu. Dans la rue, il est assez courant que les gens l'arrêtent pour tenter de mieux comprendre le personnage. Lui s'en amuse et y voit une bonne occasion pour transmettre son message. Avec «les valeurs familiales» et «le manque d'infrastructures», ce sont bien les seules similitudes qu'il remarque entre les deux clubs. «Sinon, je dirais que Lorient est un club avec des supporters, alors que Brest est un club avec toute une ville derrière». Pour illustrer ses propos, Ewolo nous renvoie à une photo prise lors d'un reportage de L'Equipe Mag avant le début de la saison. «Je tenais la main d'une grand-mère. Brest, c'est vraiment ça».
http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100920_161945_ewolo-le-retour-de-l-atypique.html
Le mercato estival a fermé ses portes il y a moins d’un mois, mais à Marseille, les rumeurs pour la fenêtre hivernale commencent déjà à circuler sur le Vieux-Port. Si aucune ne concerne le rayon des arrivées, c’est bel et bien les potentiels départs qui font jaser. Brandão, Ayew, Abriel, M’Bia, voici les principaux noms dont le futur olympien est loin d’être acquis.
Sifflé par le public phocéen, Brandão, qui vient pourtant de prolonger son contrat, sait désormais qu’il a séduit le Stade Rennais. Si une place de titulaire durable lui serait peut-être plus facilement accessible, l’absence de Coupe d’Europe pourrait être un handicap pour le club breton. Concernant André Ayew, c’est Newcastle qui rêve de l’engager cet hiver. Sauf que les récentes prestations du Ghanéen font de lui aujourd’hui un membre indiscutable du onze type de Didier Deschamps. Pour Abriel, c’est son faible temps de jeu (1 apparition en L1) qui risque de poser problème. Enfin, le flou régnant autour du cas M’Bia est loin d’être dissipé. Revenu après une blessure soupçonnée d’être diplomatique, le Camerounais, qui n’a toujours pas obtenu de prolongation de contrat, est loin de son meilleur niveau et doit pour l’instant faire banquette.
Si tous ces exemples font qu’il n’est pas exclu d’avoir un mois de janvier pour le moins agité du Stade Vélodrome, le président Jean-Claude Dassier semble avoir une toute autre idée du prochain mercato. Dans une interview publiée sur le site officiel des champions de France en titre, le dirigeant marseillais ne s’attend pas à de gros mouvements et n’a pas l’intention de donner un coup de lifting à son effectif.
« Je pense que, sauf catastrophe, ce sera beaucoup plus calme. Le mercato hivernal est difficile avec plus d’inconvénients que de satisfactions. Il n’y a pas de raison qu’il y ait des départs, le groupe est homogène. Quelle que soit la ligne, il y a de grands talents. J’ai confiance, ce groupe est meilleur que l’an passé ou au moins aussi bon. Nous avons plus de possibilités offensives avec deux des meilleurs attaquants français (Rémy et Gignac). Ayew a encore démontré son talent extraordinaire, Azpi a connu des débuts difficiles, mais je suis convaincu de sa qualité. »
http://www.footmercato.net/ligue1/transferts/om-dassier-donne-la-tendance-pour-le-mercato-hivernal-2011_55640
Didier Deschamps et José Anigo défendent leur attaquant brésilien face aux sifflets des supporters marseillais, qui lui reprochent ses approximations techniques et son manque d’efficacité. Mais les faits sont têtés : le prochain retour de Loïc Rémy pourrait bien avoir raison de Brandao.
Ça devient une habitude. Une mauvaise habitude. Lors de chacune des sorties de l’OM, Brandao déclenche l’ire des supporters marseillais. Une inimitié de plus en plus forte se développe envers le Brésilien. Les griefs sont connus : l’ancien buteur du Shakhtar Donestk est accusé de faire preuve de maladresse sur ses contrôles et ses passes mais aussi de manquer cruellement d’efficacité devant le but. Dernier exemple en date, samedi soir à Avignon. André-Pierre Gignac décale parfaitement Brandao sur sa gauche. Plein axe, l’attaquant auriverde se trouve dans une position idéale pour armer sa frappe. Mais il tergiverse, préférant se mettre sur son pied gauche avant de complètement manquer son tir. La bronca monte des tribunes du Parc des Sports. Et ça ne plait pas du tout à Didier Deschamps. "La majorité du public était avec nous, explique le coach phocéen. C’est agréable mais je regrette que Brandao ait été sifflé. J’espère que ce n’était que les supporters d’Arles-Avignon qui ont fait ça. Ce n’était pas la bonne attitude ni pour lui ni pour le club."
Ce n’est pas la première fois que le coach olympien vole au secours de son attaquant. Mercredi, après la défaite face au Spartak Moscou en Ligue des champions (0-1), DD avait déjà défendu le Brésilien auteur de plusieurs ratés. "Jamais un joueur ne mérite d’être sifflé. Certains peuvent connaître des périodes plus délicates mais moi je soutiendrai toujours mes joueurs. Encore plus quand ils ne sont pas bons. Contre le Spartak, je ne dis pas que Brandao n'a pas été bon mais le public doit soutenir ses joueurs pour qu’ils gardent confiance."
Anigo : "Ne pas se plaindre quand Niang s'en va..."
Tous les techniciens ne partagent pas l’avis des pourfendeurs de Brandao. Philippe Montanier s’est par exemple réjoui de ne pas croiser sa route avec Valenciennes, lors de la deuxième journée du championnat. "J’étais soulagé d’appendre qu’il n’allait pas jouer (Brandao était suspendu, ndlr). Car c’est vraiment un leader d’efforts. Il donne l’exemple et pousse toute l’équipe à se dépasser et à défendre en bloc." José Anigo ne disait pas autre chose à la sortie des vestiaires à Avignon : "Quand on gagne 3-0, c’est dommage de siffler les joueurs. Passe encore quand ça ne va pas… Mais là, c’est aberrant. Il ne faut pas se plaindre ensuite quand des joueurs s’en vont comme Mamadou Niang par exemple. Je ne dis pas que Brandao c’est la perfection. Mais quand un club gagne et que les joueurs se battent et mouillent le maillot, il faut les respecter."
Evoquer les insuffisances techniques du Brésilien dérange. Le sujet est sensible en interne. Voire tabou. Pourtant, Didier Deschamps pourrait bien se passer de plus en plus souvent des services de Brandao. Le technicien marseillais réfléchirait à faire évoluer son schéma de jeu. Passer de son 4-3-3 traditionnel à un 4-4-2 en losange fait son chemin dans l’esprit de DD. Trois joueurs se disputeraient alors deux places : Brandao, Gignac et Rémy. Une fois remis de sa blessure aux adducteurs, l’ancien Niçois devrait logiquement retrouver une place de titulaire. Brandao se retrouvait alors en concurrence directe avec Gignac. Si le Brésilien a pour lui de peser sur les défenses adverses, c’est aussi l’une des qualités principales de l’ancien Toulousain. Réputé pour sa propension à cadrer une grande partie de ses frappes, Gignac part avec une longueur d’avance.
Une clause de départ à 4 M€
Les données financières sont également à prendre en compte. L’OM a investi plus de 16 M€ sur Gignac et à peine moins sur Rémy. Ces deux joueurs représentent l’avenir du club mais également de probables plus-values. Ce qui n’est pas le cas de Brandao (30 ans). Acheté 7 M€ au Shaktar Donestk, le Brésilien a récemment prolongé son bail avec l’OM jusqu’en 2013 avec une clause libératoire de 4 M€. Si Jean-Claude Dassier s’est félicité de cet accord, il espère bien que Brandao redevienne décisif. Comme il l’avait été lors de la saison dernière en Coupe de la Ligue. Un trophée qui avait donné des ailes à l’OM lui permettant de finir le championnat en boulet de canon. Les chants en l’honneur du Brésilien fleurissaient alors dans les tribunes du Vélodrome...
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