mardi 1 février 2011

Nadal : "Personne pour me remplacer"

Nadal a confirmé qu'il avait une déchirure musculaire de deux centimètres. "C'est une blessure classique chez les footballeurs qui prennent une semaine de repos pour la soigner. Ce n'est pas grave. Sauf que dans mon cas, il n'y avait personne pour me remplacer sur le banc !" dit-il à Marca.


La blessure de Rafael Nadal n'est pas si grave que ça. Défait, abattu sur le court après une nouvelle sortie précoce de l'Open d'Australie, face à David Ferrer, le N.1 mondial sait un peu plus où il en est. Après des examens, il sait qu'il a une déchirure musculaire de deux centimètres à la jambe gauche.


"Je savais que ce n'était pas grave, mais une déchirure, c'est une déchirure", explique-t-il dans Marca en justifiant ainsi son attitude sur le court : "J'ai tenté d'aller en finale mais je n'ai pas pu avoir le niveau exigé par mon adversaire."


"C'est une blessure classique chez les footballeurs qui prennent une semaine de repos pour la soigner. Ce n'est pas grave. Sauf que dans mon cas, il n'y avait personne pour me remplacer sur le banc !", ironise aussi Nadal qui devrait s'arrêter deux semaines avant de reprendre le chemin des courts. Sa participation à la Coupe Davis, en pleine reprise, est donc peut-être compromise. Il faudrait plus largement lui poser la question de son calendrier d'intersaison. Pourquoi avoir participé à des matches exhibitions avec Roger Federer en pleine période soit de repos, soit d'entraînement ? N'est-ce pas le genre de gouttes qui fait déborder le vase ?


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lundi 31 janvier 2011

Liga - Le Real est décroché

Battu par Osasuna (1-0), le Real Madrid a certainement vu ses derniers espoirs de remporter le titre s'envoler à Pampelune dimanche, lors de la 21e journée de Liga. Les Madrilènes, deuxièmes au classement, ont désormais sept longueurs de retard sur le FC Barcelone, vainqueur samedi à Alicante (0-3).


OSASUNA - REAL MADRID : 1-0




But : Camuñas (63e)


A force de devoir courir après le FC Barcelone, lancé sur un rythme échevelé depuis plusieurs mois, le Real Madrid s'est essoufflé. Dimanche soir, les Merengues ont concédé leur deuxième défaite de la saison en Liga après la claque reçue au Camp Nou en novembre dernier (5-0). Le bourreau se nomme cette fois-ci Osasuna (1-0), 17e du championnat espagnol et bête noire des Madrilènes, qui ne se sont plus imposés à l'Estadio Reyno de Navarra depuis trois saisons. Ce revers semble déjà être celui de trop pour les hommes de José Mourinho, relégué à sept points du leader catalan, victorieux à Alicante samedi (0-3).


La semaine avait pourtant bien commencé pour l'entraîneur portugais, avec une victoire à Séville en quart de finale aller de la Coupe du Roi mercredi (0-1) et l'arrivée tant attendue d'un attaquant supplémentaire dans son effectif, en la personne d'Emmanuel Adebayor, prêté jusqu'à la fin de la saison par Manchester City. Le Togolais était déjà dans le groupe pour le déplacement à Pampelune. Il a pris place sur le banc, laissant Karim Benzema occuper la pointe de l'attaque. Unique buteur du Real contre Majorque en Liga le week-end dernier (1-0) puis à Séville, l'international français n'a cette fois pu venir à la rescousse d'une équipe en quête d'un jeu cohérent. Il s'est pourtant démené sur le front de l'attaque mais n'a pu trouver la faille, malgré plusieurs opportunités (12e, 32e, 35e, 73e). Si les Merengues ont buté sur une équipe déterminée, pleine de panache et solide dans son antre (une seule défaite cette saison, 0-3 contre Barcelone), ils ont une nouvelle fois affiché leurs carences collectives.


Camunas crucifie le Real


A défaut de combiner entre eux, les joueurs offensifs du Real y sont chacun allés de leurs tentatives individuelles avec l'espoir d'endosser le costume du sauveur. La palme est revenue à Cristiano Ronaldo, qui a multiplié les envolées solitaires sans réussite, envoyant des frappes désespérées dans tous les coins du stade. Dans ce contexte, les hommes de Pampelune ont su saisir leur chance, avec un but de Javier Camunas (1-0, 63e), servi par Carlos Aranda, auteur d'un match énorme. Cette ouverture du score a obligé Mourinho à modifier son organisation pour passer en 4-4-2 et envoyer toutes ses forces offensives sur le terrain (Xabi Alonso, Kaka, Adebayor). Ces trois-là n'ont pas aidé leur équipe à se trouver une cohésion et n'ont pu empêcher la défaite. Avec ce revers sur la pelouse d'une équipe en lutte pour le maintien, les Madrilènes ont confirmé leur incapacité à vaincre les petites équipes, après avoir concédé le nul à Levante (0-0) et à Almeria (1-1), respectivement 18e et 19e. De nouveaux points lâchés en route qui mettent quasiment hors-course l'équipe de José Mourinho.


Le Real est même plus proche de la troisième place que de la première au soir de cette 21e journée. En s'imposant sur le terrain de l'Espanyol (0-1) grâce à un but de Giuseppe Rossi en fin de première période, Villarreal, troisième, revient en effet à six longueurs des Madrilènes. Le sous-marin jaune a signé une troisième victoire consécutive et apparait comme un candidat de plus en plus crédible à la Ligue des Champions. L'autre bonne opération du jour est pour l'Atheltic Bilbao, qui a consolidé sa sixième place en allant s'imposer à Vicente-Calderon (0-2) contre une équipe de l'Atletico Madrid rapidement réduite à 10 après l'expulsion de Perea (39e). Un doublé de Toquero (45e, 64e) a permis au club basque de confirmer sa très belle santé avec un troisième succès consécutif.


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dimanche 30 janvier 2011

Championnats d'Europe - Amodio-Joubert, les deux font la paire

Le Français Florent Amodio est devenu à 20 ans champion d'Europe, samedi à Berne. Son compatriote Brian Joubert, 7e après le programme court, est remonté à la 2e place à l'issue du programme libre. Le Tchèque Tomas Verner complète le podium.


La France n'est pas près d'oublier la ville de Berne. Vendredi, les danseurs Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat montraient la voie en décrochant l'or dans l'épreuve de danse. Samedi, Florent Amodio leur a emboité le pas en devenant champion d'Europe pour sa première participation. A l'annonce des résultats, le jeune homme de 20 ans sautait dans les bras de son compatriote Brian Joubert, revenu de la 7e à la 2e place à l'issue du programme libre. "C'était magique, a lâché Amodio, aux anges. C'était quelque chose de spécial pour moi de concourir pour une médaille. C'était très dur de patiner ce soir. J'ai fait deux, trois petites erreurs mais je suis dans l'ensemble vraiment heureux avec ce programme (libre). Le public a été grandiose, je n'arrivais même plus à entendre ma musique parfois."


Véritable show-man, Amodio a réalisé un passage remarqué élaboré sur des musiques de Michael Jackson. N'hésitant pas à solliciter le public, il a pleinement mis à profit ses qualités de danseur-né qu'il puise dans ses origines brésiliennes. Né à Sebral, il a été adopté par des Français alors qu'il n'avait qu'un mois. Il a franchi un cap cette saison en choisissant de quitter son entraîneur de toujours, Bernard Glesser, qu'il l'a découvert à 4 ans, pour s'entraîner avec le Russe Nikolai Morozov. Un choix qu'il n'est pas près de regretter.


Joubert : "Je suis fier"


Amodio, premier à l'issue du programme court, a terminé troisième du programme libre, qu'il a patiné avec la pression du favori, pour totaliser 226,86 points devant Joubert, premier du libre pour un total de 223,01 points. Le Tchèque Tomas Verner a pris la 3e place (222,60). "Je suis entré sans me poser de questions, a indiqué Joubert de son côté. Le plaisir est venu au fur et à mesure quand les éléments les plus difficiles étaient passés. Je suis vraiment content."


Joubert a choisi cette saison de retourner avec l'entraîneur qui l'a formé dès l'âge de 5 ans, Véronique Guyon. Un retour aux sources bénéfique pour le N.1 Français, qui avait déjà décroché en Suisse la première médaille de sa carrière (2002) et qui a obtenu samedi sa 16e médaille internationale (6 mondiales, 10 européennes). Mais l'argent helvète a sans doute la plus belle des saveurs pour Joubert, que nombre d'observateurs croyaient fini depuis sa débâcle aux JO 2010. "Je suis fier de ce que j'ai fait ce soir. Je sais que je suis dans le creux de la vague, pas au top de ma forme mais ça fait partie de la vie d'un sportif. Il faut s'en sortir et rebondir", a poursuivi Joubert avant de conclure: "J'ai qu'une envie: revenir sur piste !"


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samedi 29 janvier 2011

Championnats d'Europe - Péchalat et Bourzat en or

Les Français Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat sont devenus pour la première fois champions d'Europe en danse en s'imposant devant les Russes Ekaterina Bobrova et Dmitri Soloviev et les Britanniques Sinead et John Kerr, vendredi à Berne.


Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat se sont offert l'or pour la première grande médaille de leur carrière en danse sur glace lors des Championnats d'Europe, perpétuant un savoir-faire bien français, avec un programme libre époustouflant, vendredi à Berne. Voilà 11 ans qu'ils patinent ensemble et enfin, ils connaissent la consécration après avoir attendu dans l'ombre d'Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder, champions du monde 2008. Ils ont été les meilleurs avec un total de 167,40 points, devant les Russes Ekaterina Bobrova et Dmitri Soloviev (161,14) et les Britanniques Sinead et John Kerr (157,49).


Restés au pied du podium continental ces deux dernières années, ils sont montés sur la plus haute marche en Suisse, faisant fi de la pression de favoris qui leur collait à la peau pour la première fois avec leurs 6 victoires en 7 compétitions cette saison. Péchalat, 26 ans, et Bourzat, 30 ans, ont porté haut les couleurs de la danse sur glace "made in France", réputée comme l'une des meilleures au monde.


En 1962, Christiane et Jean-Paul Guhel sont devenus les premiers champions d'Europe français. En 1991, Isabelle et Paul Duchesnay ont coiffé la première couronne mondiale de la danse sur glace tricolore, définitivement consacrée avec le premier titre olympique remporté par Marina Anissina et Gwendal Peizerat en 2002. Péchalat et Bourzat, passés par l'école de Lyon sous la responsabilité de Muriel Zazoui, tout comme Delobel/Schoenfelder et Anissina/Peizerat, ont brillé grâce un programme libre inspiré du film "Les lumières de la ville" de Charlie Chaplin.


Amoureux à leurs débuts


La craquante Péchalat et le joueur Bourzat ont livré un programme fluide à la mise en scène particulièrement étudiée, qu'ils ont interprété comme des acteurs (100,49 points), sous les acclamations constantes du public. "C'est un programme facile à comprendre, pour le public qui ne connaît rien et pour les juges, il paraît très simple. C'est à ça qu'on reconnaît un bon programme. C'est notre programme le plus abouti. On est tout le temps en train de danser, de raconter quelque chose", a expliqué Péchalat, petite amie du patineur tchèque Tomas Verner.


La brune Péchalat et le blond Bourzat, amoureux à leurs débuts et qui se chamaillent désormais sans cesse comme deux gamins, sont partis s'entraîner en Russie il y a deux ans et demi, sous la houlette du champion du monde 1993, Alexander Zhulin, pour se libérer de la présence des N.1 français de l'époque, Delobel et Schoenfelder, retraités depuis un an. Un changement de cap qui leur a été bénéfique même si la vie à la Russe n'est pas la tasse de thé de Bourzat, qui prend des cours par correspondance alors que Péchalat, débordante de naturel, étudie à l'université de Moscou.


La France se souviendra longtemps de cette journée, au cours de laquelle la jeune Maé-Bérénice Méité (16 ans) a fini 7e à l'issue du programme court (51,61 points), une place en forme de belle promesse pour le patinage féminin en souffrance depuis la retraite de Surya Bonaly. Dès son entrée sur la glace, nombreux sont ceux qui ont tout de suite comparé Méité, originaire de Côte d'Ivoire et du Congo, à Surya Bonaly. Samedi, elle patinera pour se classer dans les 10 premières.


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vendredi 28 janvier 2011

Top 14 - La 17e journée en bref

Toulouse qui prend le large en tête du Top 14, Brive qui sombre à domicile devant Bayonne, George Smith qui termine face à La Rochelle au poste de demi de mêlée, l'essai de classe de Lapandry ou l'incroyable retour de Biarritz...Retrouvez tous les événements marquants de cette 17e journée.


EN HAUSSE:


Toulouse


Battu largement en championnat devant Paris (31-3), défait de manière cruelle en H Cup contre les London Wasps (21-16), Toulouse a prouvé qu’il avait de l’orgueil. Les hommes de Guy Novès ont remis les pendules à l’heure et c’est Montpellier, la belle surprise du championnat, qui en a fait les frais. Le travail de sape de Haut-Garonnais a usé des Héraultais solides en défense mais qui ont craqué face à la densité physique des Toulousains à l’heure de jeu. Les Stadistes ont alors concrétisé et se sont même permis le luxe de glaner le bonus offensif. Avant le Tournoi des 6 nations, Toulouse a pris le large en tête du Top 14, disposant de sept unités d’avance sur son nouveau dauphin, Clermont.


EN BAISSE:


Brive


Brive restait sur une probante victoire devant Clermont. Mais celle-ci est restée sans suite. Les Corréziens avaient pourtant l’occasion de la bonifier avec la réception de Bayonne. Il n’en fut rien. Apathique dans le jeu, peu inspiré offensivement, le CABCL a montré des choses inquiétantes pendant une mi-temps. Avant de sombrer totalement au retour des vestiaires avec trois essais encaissés en six minutes. Le retard était alors insurmontable pour les hommes d’Ugo Mola qui ont fait preuve d’une grosse maladresse tout au long de la rencontre. Brive chute dans la zone rouge et devra réagir impérativement à Toulon lors de la prochaine journée. Les Coujous n’ont gagné qu’un de leurs onze derniers matchs.


LE JOUEUR:


George Smith (Toulon)


Décimé par les blessures face à La Rochelle, Toulon ne comptait plus de demi de mêlée valide à l’heure de jeu. Le manager Philippe Saint-André a dû alors faire avec les moyens du bord et c’est…le troisième ligne australien George Smith qui a dépanné pour commander le pack varois. "Heureusement que j'ai George Smith, qui peut jouer à tous les postes", a soufflé en fin de match PSA, tout heureux de la victoire de justesse de son équipe devant le promu charentais (12-9). Stratégie payante : pendant ces vingt dernières minutes, Toulon a marqué deux essais pour s’imposer.


L’ESSAI:


Alexandre Lapandry (Clermont)


En s’imposant avec le bonus offensif devant le Racing-Metro, Clermont remonte à la deuxième place du classement. Les Jaunards retrouvent de bonnes dispositions dans le jeu. Témoin, l’essai de Lapandry à deux minutes du coup de sifflet final. Les Racingmen, du fait d’un jeu au pied trop court, ne trouvaient pas la touche. A la réception, Malzieu réussissait une superbe claquette en direction de Parra sur les 30 mètres franciliens. Le demi de mêlée international donnait un petit coup de pied rasant qu'il récupérait lui-même. Il accélérait le long de la touche et servait à l'intérieur Lapandry qui n'avait plus qu'à marquer l’essai du bonus.


LA STAT :


21


Un incroyable renversement de situation. Les Biarrots ont remonté un handicap de 21 points pour s’imposer devant Perpignan (23-21). Amorphes en début de rencontre, les Basques subissaient la furia catalane ponctuée de trois essais en moins de 25 minutes de jeu. Ce qui a entraîné une grosse colère de l’entraîneur Jean-Michel Gonzalez à la pause. "J'ai demandé aux joueurs de ne plus regarder leurs chaussures et d'y croire coûte que coûte". Message reçu par les Biarrots qui, sans s’affoler, ont grignoté petit à petit leur retard pour s’imposer grâce à une ultime pénalité de Yachvili (78e).


LA DECLA


Laurent Labit (Entraîneur de Castres)


Castres a sorti une très belle performance devant Paris en décrochant le bonus défensif (34-12). Sixième au classement, il faudra compter sur Castres pour les phases finales. Ce que rappelle dans Midi Olympique l’entraîneur Laurent Labit. "Nous avons disputé un quart de finale la saison dernière et l’on ne se soucie pas de nous. Les grands Spécialistes, les grands Experts ont coté jusqu’à Perpignan qui est dixième. Nous non. Lorsque nous nous sommes retrouvés jeudi matin, les joueurs ne parlaient que de ça. Maintenant, je souhaite aux Spécialistes de bien se reposer et de faire la même chose avant notre déplacement au Racing-Metro. Cela nous facilitera la tâche, car les joueurs avaient vraiment envie de prouver contre Paris".


LES CHIFFRES CLE


Meilleure attaque: Toulouse (480 pts)




Meilleure défense: Clermont (286 pts)




Meilleur marqueur: Médard (13 essais)




Meilleur réalisateur: Teulet (214 pts)


Rugbyrama
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jeudi 27 janvier 2011

Open d'Australie - Murray-Djokovic : Les insoumis

La défaite de Rafael Nadal en quarts de finale de l'Open d'Australie pourrait ne pas profiter qu'à Roger Federer, tenant du titre. Et si Andy Murray et Novak Djokovic étaient en fait les futurs finalistes à Melbourne ?


La rivalité Nadal-Federer est paradoxale. Elle irrigue le tennis professionnel, notamment par le biais des fans qui aiment en découdre (violemment) sur les forums, mais elle ne vit plus, ou presque, sur les courts dans la mesure où les deux champions ne se sont plus affrontés en Grand Chelem depuis exactement deux ans. En 2010, ils n’ont eu rendez-vous que deux fois, en finale à Madrid et au Masters de Londres.


Après la chute de Rafael Nadal contre David Ferrer, nous voilà obligés d’attendre à nouveau, au moins jusqu’au Masters Series d’Indian Wells, mais surtout jusqu’à Roland-Garros, pour espérer les revoir face-à-face dans une grande circonstance.


Au cours des deux dernières années, seuls deux hommes ont réussi à contrarier leur illustre duo aux deux premières places mondiales : Novak Djokovic et Andy Murray, devenus n°2 au classement ATP l’espace de quelques semaines, avant de devoir rentrer dans le rang. Nés tous les deux en 1987, à quelques jours d’intervalle, Djokovic et Murray ont été les empêcheurs de gagner en rond les plus constants de Nadal et de Federer qui ont remporté, rappelons-le, 21 des 23 derniers titres majeurs. Djokovic, vainqueur de l’Open d’Australie en 2008, et Del Potro, consacré à l’US Open en 2009, ont été les deux uniques exceptions à la règle de cette double domination sans partage sachant que l’Argentin, gravement blessé au poignet, a été un fugace challenger.


Un prolongement "logique"


Lors de cet Open d’Australie, Djokovic et Murray ont une chance d’enfoncer un coin pour de bon dans cette hégémonie en parvenant tous les deux en finale. Si David Ferrer a facilité, en principe, le travail d’Andy Murray, il reste à Novak Djokovic la charge de vaincre Roger Federer. Federer domine son tête-à-tête face à Djokovic (13-6), mais Djokovic a déjà battu Federer deux fois dans le Grand Chelem (Open d’Australie 2008, US Open 2010).


Car une finale Djokovic-Murray serait, après tout, le prolongement « logique » de tous leurs efforts résolus pour contrarier l’ordre établi. Ce serait aussi l’occasion de combler un vide. Le Serbe et l’Ecossais se sont croisés huit fois sur un court (la dernière fois, c’était il y a près de deux ans), mais jamais lors d’un tournoi du Grand Chelem.


Face à Nadal et Federer, contrairement à Djokovic et Murray, nombre de joueurs partent battus d’avance. Phénomène plus ou moins inconscient aperçu lors du quart de finale de cet Open d’Australie entre Roger Federer et Stanislas Wawrinka. Après avoir craché des flammes contre Gaël Monfils et Andy Roddick, Wawrinka s’est transformé en petit garçon face à Federer.


Djokovic veut "passer aux actes"


Rares sont ceux qui estiment qu’ils peuvent vraiment signer l’exploit. Depuis qu’ils sont arrivés sur le circuit, Djokovic et Murray ont toujours eu cette particularité d’afficher leurs ambitions et de ne jamais être révérends face au duo magique, quitte à passer parfois pour arrogants. Mais le dire (qu’on peut gagner), c’est aussi le faire, au moins en partie, dirait n’importe quel psychologue du sport. "Je ne peux pas me comparer à lui (Federer), a reconnu Novak Djokovic après son succès sur Tomas Berdych. Bien évidemment qu’il est le favori, comme Nadal, à chaque tournoi qu’il dispute. Pour gagner, j’ai l’obligation d’être confiant, d’avoir la bonne attitude. C’est la seule manière d’avoir une chance contre Rafa et Roger. Ce n’est pas suffisant de vouloir jouer son meilleur tennis. Il faut tout simplement passer aux actes. Contre Federer, j’essaie toujours de gagner."


Vouloir gagner, refuser de perdre. L’horreur de la défaite est l’autre marqueur psychologique de Djokovic et de Murray. Personne n’a oublié les larmes de ce dernier, l’an dernier, tandis qu’il venait d’échouer en finale à Melbourne contre Roger Federer. "Je peux pleurer comme Roger, mais c’est dommage que je ne puisse pas jouer comme lui", avait-il dit dans un sanglot. "Jamais je n’avais été aussi déçu", a-t-il redit en début de quinzaine. "J’ai appris qu’il ne faut jamais être satisfait, a-t-il ajouté. Et ne jamais oublier qu’au début d’un tournoi comme celui-là, Roger et Rafa ont aussi leurs doutes. Eux aussi ressentent de la nervosité. Mais face à eux, en cinq sets, vous savez à quoi vous attendre. Physiquement et mentalement, ils ne lâcheront rien. Vous vous devez d’être prêt pour un tel bras de fer."


Djokovic et Murray sont justement prêts pour jouer les deux premiers rôles à Melbourne. Ils n’ont pas mégoté leurs efforts pour préparer 2011. Il ne leur reste plus « qu’à » battre Federer et Ferrer pour faire de leur propre rivalité une vraie réalité.


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mercredi 26 janvier 2011

Open d’Australie - Le Rafa Slam n'aura pas lieu

Rafael Nadal ne réalisera pas le Grand Chelem sur deux saisons. David Ferrer a eu raison du N.1 mondial en quarts de finale de l'Open d'Australie (6-4, 6-2, 6-3). L'Espagnol a, semble-t-il, craqué physiquement dès le premier set où un problème aux ischio-jambiers serait à l'origine de son naufrage.


26 janvier, Melbourne. L'association de cette date et de ce lieu ne semblent pas porter bonheur à Rafael Nadal. En 2010, le Majorquin avait été contraint à l'abandon en quarts de finale de l'Open d'Australie face à Andy Murray. Un an plus tard, jour pour jour, il a disparu au même stade de la compétition, face à David Ferrer. Et s'il n'a pas abandonné cette fois, sans doute en grande partie par respect pour son compatriote, Nadal, diminué par une blessure aux ischio-jambiers, n'a pas pu défendre pleinement ses chances. Battu en trois sets, il voit sa série de victoires en Grand Chelem s'arrêter à 25. Il ne réussira donc pas le Grand Chelem sur deux saisons. Appelez-le Grand Chelem ou Rafa Sam, ou comme vous voulez, il n'aura de toute façon pas lieu. Pas cette année en tout cas.


Mais s'il a été trahi par son corps, le numéro un mondial a aussi été victime du tennis remarquable de David Ferrer. Invaincu cette année et en pleine confiance, le Valencian a abordé le match avec agressivité et détermination. Dès le deuxième jeu, long de 20 minutes, la manière dont il a pris Nadal à la gorge pour réussir le premier d'une longue série de breaks a prouvé qu'il n'avait pas l'intention de nourrir le moindre complexe. Et à cet instant, personne ne savait que Nadal était blessé. C'est juste après, au terme du troisième jeu, que le champion de Manacor a fait pour la première fois appel au docteur. Il s'est ensuite accroché jusqu'au bout, pendant 2h30, mais il a constamment subi le jeu.


"La situation n'était pas facile"


Le patron, sur le court, c'était Ferrer. Il a tout fait. Les points et les fautes. Chaque fois que Nadal a eu un soupçon d'espoir dans cette rencontre, c'est quand son adversaire a eu des sautes d'humeur, comme lorsqu'il a servi pour le gain de la première manche à 5-3, avant de commettre quatre fautes directes. Mais dans la foulée, il a aussitôt remis la tête de Nadal sous l'eau pour conclure cette première manche en 1h10. La suite ne fut qu'une longue agonie pour le plus jeune des deux Espagnols. Quand Ferrer a remporté 8 jeux d'affilée à cheval sur les deuxième et troisième sets pour mener 6-4, 6-2, 3-0, le sort du match été scellé pour de bon.


Pas dupe du contexte, David Ferrer est apparu presque gêné après sa victoire au micro de Jim Courier. "La situation n'était pas facile, a-t-il admis. J'ai bien vu qu'il avait du mal à courir, qu'il était diminué. Mais je devais me concentrer sur mon jeu et je suis content de m'en être sorti." Mais Ferrer n'a pas à s'excuser. Il a fait son match et on sait à quel point il est compliqué de gérer un match face à un adversaire diminué, surtout quand cet adversaire est un compatriote, un ami. Son grand mérite est de ne pas avoir perdu le fil de son jeu. Pour la deuxième fois de sa carrière, le voilà dans le dernier carré d'un tournoi majeur. La dernière fois, c'était en 2007, à l'US Open, et il avait déjà écarté Nadal de son chemin. Des quatre demi-finalistes, il n'est pas celui qui a le plus la cote, mais Andy Murray aurait tout intérêt à ne pas le sous-estimer
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